Géolocalisation : Quelle technologie pour quel usage ?

Nous connaissons tous le GPS, ou Global Positioning System. La plupart d’entre nous l’utilisent même quotidiennement. Ce système universel est présent dans tous les smartphones ainsi que la plupart des voitures modernes. Malheureusement, cette technologie utilisant les satellites est incapable de nous positionner correctement dans un environnement fermé ou même organisé en plusieurs niveaux. Je vous propose donc d’étudier dans cet article les différentes technologies permettant de proposer des services contextualisés liés à la position de vos usagers dans un environnement extérieur ou intérieur sur un ou plusieurs étages.

Géolocalisation, micro-localisation ou géofencing ?

 

Identifier la position d’un utilisateur peut avoir plusieurs intérêts comme le fait de lui pousser une information contextualisée, récupérer des données sur son parcours ou même créer de l’interactivité en fonction du lieu où il se trouve.

Nous pouvons distinguer trois types de géolocalisation :

  • La géolocalisation indoor peut être considéré comme un « GPS d’intérieur », car cela permet de localiser des points d’intérêt sur une carte et d’être guidé. Pour le fournisseur de service, il s’agit de la meilleure solution pour tracker le parcours client (Cf. projet e-Calman).
  • Le géofencing fonctionne plutôt par zone. Une action est déclenchée lorsqu’un usager entre ou sort d’une zone définie, comme une salle de musée ou un rayon de magasin (Cf. projet Parc Phoenix).
  • La micro-localisation permet à un usager d’interagir avec un élément particulier comme un œuvre d’art ou un produit en magasin et de remonter des informations sur l’intérêt d’un usager pour un élément spécifique (Cf. les concessions BMW et Mini connectées).

 

Ces trois façons d’appréhender la géolocalisation nous ouvrent des perspectives incroyables en termes d’usage, notamment grâce à la possibilité et à la liberté d’interagir du niveau macro (une ville) jusqu’au niveau micro (le produit en rayon du magasin au 3ème étage du centre commercial). Parmi les usages identifiés liés à la géolocalisation via appareil mobile, on peut citer :

  • Être positionné dans un environnement
    • Type : Géolocalisation indoor et géofencing
    • Exemple : Être guidé dans un lieu ou identifier les points d’intérêt à proximité
  • Pousser du contenu contextualisé :
    • Type : Géofencing
    • Exemple : Message de bienvenue ou audioguide à l’arrivée dans une salle de musée
  • Pousser du contenu détaillé :
    • Type : Micro-localisation
    • Exemple : Récupérer les informations sur une œuvre d’art ou un produit en rayon
  • Alerter un usager :
    • Type : Géofencing
    • Exemple : Envoyer une publicité ciblée, une offre intéressante à proximité ou guider les malvoyants
  • Socialiser un lieu :
    • Type : Géofencing
    • Exemple : Créer des contacts dans un même lieu ou localiser ses proches
  • Faciliter l’identification :
    • Type : Micro-localisation
    • Exemples : Contrôle d’accès à un événement ou checkin dans un hotel
  • Remonter des données :
    • Type : Géolocalisation indoor, géofencing, micro-localisation
    • Exemple : Etudier le parcours d’achat ou calculer un temps d’attente

 

Les technologies de géolocalisation

 

Parmi les technologies de géolocalisation, nous allons nous concentrer sur celles capables d’être exploitées en mobilité, c’est-à-dire essentiellement avec les smartphones ou tout autre appareil mobile.

1.      Wifi Positioning System, ou WPS

 

Fonctionnement

Détecter un réseau wifi à proximité et mesurer l’intensité du signal. L’appareil interroge ensuite une base de données mondiale pour combiner l’empreinte du signal à sa position.

Points forts

  • Empreinte du réseau unique via l’utilisation des UUD
  • Base de données complète grâce à une participation mondiale
  • La plupart des lieux publics sont enregistrés et nous permettent d’être positionnés (aéroports, gares, université et hypermarchés par exemple)

Points faibles

  • Précision du signal
  • Activation du wifi obligatoire sur l’appareil mobile
  • Connexion internet obligatoire pour interroger la base de données

 

2.      Beacons (balises Bluetooth Low Energy)

 

Fonctionnement

Diffuser un signal Bluetooth Low Energy via une balise avec un identifiant unique permettant au smartphone de connaitre sa position dans un contexte bien défini et en l’absence de connexion internet (Cf. article « À la découverte du BLE » rédigé par Ouajdi BABAY ROUIS). Seuls les identifiants des beacons enregistrés dans une application mobile pourront être traités.

Points forts

  • Faible utilisation de la batterie
  • Détection du signal jusqu’à 70m
  • Fonctionne en l’absence de connexion internet
  • Interactivité créée dans un contexte bien défini grâce aux applications mobiles

Points faibles

  • Précision du signal
  • Activation du Bluetooth obligatoire
  • Application mobile obligatoire pour identifier le signal du beacon

 

3.      Near Field Communication, ou NFC

 

Fonctionnement

Basée sur la technologie RFID, le NFC utilise les fréquences radio pour récupérer, envoyer ou échanger de l’information. La particularité de cette technologie est de fonctionner à une distance inférieure à 10 cm. Il existe trois modes de communication :

  • Emulation de carte : Le terminal mobile fonctionne comme une carte sans contact de paiement ou de transport
  • Peer-to-peer : Deux terminaux échanges de l’information (échange de carte de visite ou ouverture des portes d’une voiture)
  • Lecteur : L’appareil lit les informations présentent dans une étiquette NFC, appelée aussi tag NFC

Points forts

  • Très faible consommation de batterie
  • Réactivité immédiate
  • Sécurité grâce à la faible distance entre les deux appareils
  • Application mobile non-obligatoire
  • Connexion internet facultative

Points faibles

  • Distance maximum de 10 cm

 

4.      Ultrason

 

Fonctionnement

Même principe de fonctionnement que les beacons en utilisant le microphone de l’appareil mobile plutôt que le composant Bluetooth.

Points forts

  • Faible utilisation de la batterie
  • Fonctionne en l’absence de connexion internet

Points faibles

  • Précision du signal
  • Distance de détection du signal
  • Application mobile doit être lancée

 

5.      Champ magnétique

 

Fonctionnement

Après avoir « cartographié » le champ magnétique d’un lieu via une simple application mobile, tous les usagers pourront se géolocaliser dans ce lieu en étant simplement à l’écoute de ce signal statique dont l’empreinte est unique selon notre position. Cette technologie offre une précision allant de 10 cm à 2 m mais elle est très peu répandue.

Points forts

  • Aucun composant à activer (comme pour le Bluetooth ou le Wifi)
  • Précision

Points faibles

  • Temps de préparation en raison du mapping obligatoire
  • Peu répandu

 

Conclusion

 

Vous l’entendrez souvent de notre bouche : « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise technologie, il faut simplement trouver la plus adaptée à votre besoin, à votre usage ». D’ailleurs, vous remarquerez que la combinaison de toutes ces technologies nous permet d’accompagner, de suivre et d’interagir avec l’usager sur tout le parcours client.

Voici un tableau de synthèse :

Géolocalisation indoor Géofencing Micro-localisation
Wifi *** **
Beacons ** **** **
NFC ****
Ultrason ** *** *
Champ magnétique **** ***

 

 

Pour vous remercier d’avoir lu cet article, vous trouverez ci-dessous une infographie présentant un benchmark des différentes technologies de géolocalisation (source http://blog.lighthouse.io/)

 

blog-mkg-geoloc

You may also like